11.10.2009

VOLTAIRE?... Un criminel de guerre!

À paraître très prochainement...

 

 

  

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     Y aurait-il eu tromperie?  Voltaire serait-il l'exact contraire de tout ce qui nous a été dit à son propos?

     Mais, si c'est effectivement cela, et si la "Correspondance" de ce sinistre personnage nous le démontre de page en page, que dire de l'Université, de l'Education Nationale et des divers moyens d'information  qui nous intoxiquent en ne cessant de nous vanter les mérites innombrables d'un homme qui a construit son énorme fortune sur :

   - des spéculations touchant la dette publique ;

   - le financement des guerres ; 

   - la traite des Noir(e)s, et l'ensemble du commerce international appuyé sur cette traite et sur le travail des esclaves;

et qui n'a pas hésité à écrire... 

     "Presque tous les animaux se mangent les uns les autres, et dans l'espèce humaine les mâles s'exterminent par la guerre. Il semble encore que Dieu ait prévu cette calamité en faisant naître parmi nous plus de mâles que de femelles [...]." (Traité de métaphysique)

     "Je resterai jusqu'au mois d'octobre dans la charmante solitude de Cirey, tandis qu'on s'égorgera en Italie, en Flandre et en Allemagne." (A l'abbé Valory, le 8 mai 1744)

     "Le roi d'Espagne envoie quatre vaisseaux de guerre contre le père Nicolas à Buenos-Aires, avec des vaisseaux de transport chargés de troupes. J'ai l'honneur d'être intéressé dans le vaisseau "Le Pascal" qui va combattre la morale relâchée au Paraguay. Je nourris des soldats. Je fais la guerre aux jésuites. Dieu me bénira." (A François Tronchin, le 4 janvier 1756).

     "Quand le dernier des Autrichiens, mon cher Monsieur, aurait tué le dernier des Prussiens, cela n'empêcherait pas qu'il fallût songer à ses petites affaires." (A Jean-Robert Tronchin, le 14 octobre 1756)

     "Le sang va couler à grands flots dans l'Allemagne, et il y a grande apparence que toute l'Europe sera en guerre avant la fin de l'année. Cinq ou six cents personnes y gagneront. Le reste en souffrira." (A la comtesse de Lutzelbourg, le 20 janvier 1757)

     "Si vous voulez voir de belles batailles, des Allemands tués par des Allemands et quelques villes saccagées, il ne tiendra qu'à vous d'avoir au printemps ce petit divertissement. Cela vous dédommagera de l'uniformité de la vie genevoise." (A George Keate, le 17 février 1757)

     "On se bat sur terre et sur mer et nous buvons et malgré ma mauvaise santé, je me tiens très heureux." (A Jean-Robert Tronchin, le 10 mai 1757)

     "Il est bien doux de s'occuper de ces amusements [les vignes] tandis qu'on s'égorge sur terre et sur mer, que l'Allemagne s'épuise de sang, et la France d'argent." (A M. Le Bault, le 3 juillet 1757)

     "Il ne faut pas que cette campagne finisse sans quelque nouvelle bataille. Nous n'en avons eu que trois. Il est doux d'être aux Délices." (A Jean-Robert Tronchin, le 21 septembre 1757)

     "Il est clair que des gens qui négligent tous les beaux-arts et qui enferment les femmes méritent d'être exterminés." (A Catherine II de Russie, le 15 novembre 1768)

     "Votre Majesté Impériale me rend la vie en tuant des Turcs." (A Catherine II de Russie, le 30 octobre 1769)

     "Il paraît un manifeste des Géorgiens, qui déclarent net qu'ils ne veulent plus fournir des filles à Moustapha. Je souhaite que cela soit vrai, et que toutes leurs filles soient pour vos braves officiers qui le méritent bien. La beauté doit être la récompense de la valeur." (A Catherine de Russie, le 2 janvier 1770)

     "Est-il bien vrai? Suis-je assez heureux pour qu'on ne m'ait pas trompé? Quinze mille Turcs tués ou faits prisonniers auprès du Danube, et cela dans le même temps que les troupes de Votre Majesté Impériale entrent dans Perekop?" (A Catherine II de Russie, le 7 août 1771)

     "Me trompé-je cette fois-ci? Une flotte tout entière de mes amis les Turcs en cendres dans le port de Lemnos!" (A Catherine II de Russie, le 17 septembre 1771)

     Et encore... Dans quel contexte général tout cela s'opère-t-il? (Qui était donc madame de Pompadour?)

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     L'ouvrage de Michel J. Cuny : "Voltaire - L'or au prix du sang", Editions Paroles Vives (480 pages, 29 euros, port compris) peut être demandé auprès de

mjcuny.fpetitdemange@orange.fr